← Toute la veille

Cigref · 3 mars 2026

MAGNum : un référentiel pour auditer la maturité de sa gouvernance numérique

Après quinze ans de bons et loyaux services, le guide d'audit de la gouvernance des systèmes d'information du Cigref (GAGSI) tire sa révérence. Son successeur, MAGNum, prend acte d'un changement d'époque : le numérique ne vit plus dans la seule DSI, il irrigue les stratégies métier et se décentralise dans toute l'organisation.

Treize vecteurs, cinq niveaux

Le référentiel évalue la maturité de la gouvernance numérique sur une échelle de un à cinq, à travers treize vecteurs couvrant les sujets qui structurent l'agenda des directions : intelligence artificielle, cybersécurité, résilience, agilité, cloud, DevOps, autonomie stratégique ou encore responsabilité sociétale. L'ambition affichée est double : permettre l'autoévaluation et harmoniser les audits internes et externes, pour que tout le monde parle enfin le même langage.

Un outil pensé pour dialoguer

Le Cigref revendique un parti pris de pragmatisme et de lisibilité : le modèle s'accompagne d'un outil Excel qui génère des « radars de maturité », des visualisations conçues pour faciliter la conversation entre dirigeants, directions métier, DSI et auditeurs. L'identification des écarts critiques devient un support de décision plutôt qu'un rapport d'audit de plus. Le public visé reste celui du Cigref — grandes entreprises et administrations — mais la logique du modèle dépasse ce cadre.

Ce que cela change pour une PME

Une PME n'appliquera pas treize vecteurs et une gouvernance d'audit formalisée. Mais la mécanique de MAGNum — évaluer sa maturité par domaine, visualiser les écarts, prioriser — est exactement celle d'un diagnostic data bien mené : c'est le principe de l'Audit Data, qui adapte cette logique de radar de maturité à l'échelle d'une petite structure. S'inspirer des référentiels des grands, sans en subir la lourdeur : voilà le bon usage de ce type de publication pour un dirigeant de TPE/PME.

Lire la publication originale du Cigref →