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Cigref · 4 juin 2026

Souveraineté de l'État, résilience des entreprises : la clarification du Cigref

« Souverain », le cloud ? « Souveraine », la messagerie ? À force d'être accolé à tous les produits, le mot a perdu son sens. C'est le point de départ de cette note de position du Cigref, qui entreprend de remettre chacun à sa place dans un débat devenu confus.

Deux notions, deux responsables

La thèse est nette : la souveraineté numérique est une prérogative de l'État — elle relève de la puissance publique, de la politique industrielle et de la capacité normative. La résilience numérique, elle, est l'affaire des entreprises : c'est leur capacité, mesurable et améliorable, à maintenir leurs services face aux perturbations, qu'il s'agisse de cyberattaques ou de dépendances économiques. L'usage commercial intensif du vocable « souveraineté » a, selon le Cigref, installé une confusion sémantique et opérationnelle profonde entre ces deux plans.

Éviter le transfert silencieux de responsabilités

La distinction n'est pas académique. Si tout devient « souveraineté », les organisations finissent par porter individuellement des vulnérabilités systémiques qu'elles n'ont aucun moyen de résoudre seules — un déplacement de responsabilité que la note veut prévenir. La recommandation est symétrique : que l'État exerce pleinement son rôle régalien, et que les entreprises objectivent et renforcent ce qui dépend d'elles, leur résilience opérationnelle.

Ce que cela change pour une PME

Pour un dirigeant de TPE/PME, cette grille simplifie utilement les choix : inutile de se laisser paralyser par des débats géopolitiques hors de portée. Les bonnes questions sont celles de la résilience — de quels prestataires suis-je dépendant ? où sont mes données ? que se passe-t-il si tel service s'arrête demain ? Cartographier ces dépendances fait partie de l'état des lieux d'un Audit Data : la souveraineté se discute à Bruxelles, la résilience se construit dans l'entreprise.

Lire la note originale du Cigref →