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CIO / Le Monde Informatique · 25 juin 2026

Le data lakehouse s'impose comme socle des projets d'IA

Où faire vivre les données qui nourrissent l'IA ? Pour un nombre croissant d'entreprises, la réponse s'appelle data lakehouse : une architecture qui marie la souplesse et le faible coût du data lake avec la structure, la fiabilité et la gouvernance de l'entrepôt de données. Selon Gartner, 65 % de ses clients l'ont déjà adoptée.

Un référentiel central pour entraîner et gouverner

L'article illustre le mouvement par des cas concrets. DocuSign s'appuie sur son lakehouse pour entraîner des agents IA commerciaux à partir de ses données Salesforce et développer ses modèles de machine learning, tout en gardant des contrôles de sécurité stricts. Le cabinet Lemongrass a migré d'une architecture maison vers une solution standardisée, notamment pour maîtriser ses coûts de tokens. Signe des temps rapporté par Databricks : la part des bases de données créées par des agents IA serait passée de 0,1 % à 80 % en deux ans.

Les chantiers qui restent ouverts

L'adoption ne règle pas tout. Les défis identifiés sont d'abord de gouvernance : encadrer les droits d'accès de systèmes autonomes, tracer leurs actions par des pistes d'audit, protéger les données clients. Ils sont aussi économiques — envoyer trop de données aux modèles fait exploser les coûts — et sémantiques : l'IA a besoin de comprendre le sens métier des données, pas seulement d'y accéder. Gartner anticipe d'ailleurs que les couches sémantiques deviendront une infrastructure critique d'ici 2030.

Ce que cela change pour une PME

Une PME ne déploiera pas de lakehouse demain, mais le principe se transpose : réunir ses données dans un socle unique, gouverné, plutôt que de brancher l'IA directement sur des sources éparpillées. Et la question des accès — qui, ou quoi, peut lire quelles données ? — se pose dès le premier assistant IA connecté aux outils de l'entreprise. Ce sont les axes « architecture » et « gouvernance » de l'Audit Data, à l'échelle d'une petite structure.

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