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France Num · 2 juillet 2026

PME et numérique : une sérénité de façade

Tout va bien — en apparence. La quatrième édition du baromètre de la sérénité numérique de Konica Minolta, menée avec l'institut Occurrence (groupe IFOP) auprès de 500 entreprises dont 400 PME, révèle un écart saisissant entre le ressenti des dirigeants et la réalité de leur préparation.

Confiants, mais peu préparés

84 % des PME se déclarent sereines face au numérique ; seules 25 % disposent pourtant d'une stratégie formalisée (contre 47 % des ETI). Même décalage sur l'IA : 53 % y voient une opportunité, 26 % en font un usage réel, et surtout 90 % n'ont défini aucune règle d'usage — une absence d'encadrement qui nourrit le « shadow IT », ces outils utilisés sans validation ni traçabilité, avec un niveau d'inquiétude des dirigeants remarquablement bas (1,3 sur 5). Côté cybersécurité, 63 % ont une stratégie dédiée, mais près d'une PME sur deux s'estime mal informée de ses obligations.

Des freins organisationnels avant tout

Les obstacles cités en tête ne sont pas techniques : résistance des collaborateurs et coûts initiaux (45 % chacun), complexité de mise en œuvre (40 %), normes (36 %). Le baromètre note aussi la montée des préoccupations de souveraineté — dépendance aux fournisseurs cloud citée par 51 % des utilisateurs — et une préparation à la facturation électronique jugée faible (2,4 sur 5) malgré une échéance connue de 75 % des répondants. Six PME sur dix estiment qu'un retard numérique pèserait sur leur performance.

Ce que cela change pour une PME

La « sérénité de façade » est peut-être le principal risque data des petites entreprises : on ne corrige pas ce qu'on ne voit pas. Passer du ressenti aux faits — quelles données, quels outils, quelles règles, quelles dépendances — est précisément la fonction d'un Audit Data. Et l'encadrement des usages de l'IA, angle mort de 90 % des PME, est un chantier rapide à lancer : une charte simple vaut mieux qu'un interdit contourné.

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