Silicon · 10 juin 2026
Gouvernance des données : qui décide de quoi, avec quels repères ?
- gouvernance
- rôles data
- cadres de référence
Dans beaucoup de TPE et PME, la « gouvernance des données » évoque une usine à gaz réservée aux grands groupes. Un article de Silicon remet les choses en perspective : derrière le terme se cache surtout une question très concrète — qui est responsable de quelle donnée, et selon quelles règles ? Cette synthèse revient sur les rôles, les briques et les référentiels qui structurent cette discipline, à adapter selon la taille de l'organisation.
Des rôles clairs, du pilotage à l'exécution
L'article distingue trois niveaux de responsabilité, du pilotage à l'exécution. En haut de la chaîne, un Chief Data Officer (ou une personne qui en tient le rôle) fixe le cap et tranche les priorités avec la direction. Vient ensuite un rôle souvent absent des petites structures : pour chaque grand domaine — les commandes, le catalogue produit, les comptes clients — quelqu'un doit pouvoir dire si les chiffres sont fiables et qui a le droit de les modifier ; c'est ce que l'article appelle le data owner. Sur le terrain enfin, une personne (ou une petite équipe) entretient les définitions communes, retrace d'où viennent les informations et corrige les incohérences repérées au fil de l'eau : c'est le rôle du data steward. Dans une PME, rien n'empêche qu'une seule personne cumule ces trois casquettes — l'important est qu'elles soient explicitement attribuées, plutôt que de rester diffuses entre plusieurs services.
Quatre briques pour structurer la démarche
Concrètement, la gouvernance repose sur quatre briques. Un catalogue qui recense ce qui existe et où le trouver. Un lignage qui retrace le parcours d'une donnée, de sa création jusqu'à son usage final. Un glossaire qui fixe, noir sur blanc, ce que recouvre chaque terme métier — faute de quoi deux services peuvent calculer un même indicateur, un délai de livraison ou un taux d'impayés par exemple, de deux façons différentes sans jamais s'en rendre compte. Et un socle de politiques de qualité, de sécurité et de conformité qui encadre l'ensemble.
Des cadres pour ne pas partir de zéro
Plutôt que d'improviser, l'article renvoie vers des référentiels éprouvés : le DAMA-DMBOK comme cadre méthodologique de référence, la norme ISO 8000 pour la qualité, les principes FAIR pour l'accessibilité des données, et les obligations réglementaires (RGPD, Data Act européen entré en application en septembre 2025).
Le lien avec l'Audit Data
C'est exactement ce que nous cherchons à clarifier dans l'axe « responsabilités & définitions » de l'Audit Data : identifier qui possède réellement chaque donnée clé, et si les définitions utilisées sont partagées ou contradictoires d'un service à l'autre. Dans une PME, formaliser deux ou trois rôles suffit souvent à éviter la majorité des malentendus.