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Decideo · 25 août 2026

Gouvernance des données : deux ruptures pour sortir de l'impasse

Data Office, référentiels, comités : beaucoup d'organisations ont investi dans la gouvernance des données sans que leur pilotage s'en trouve amélioré. Dans cette tribune publiée par Decideo, Charles Ngando Black (iDAIp) et Marc Vengadabady (Yavantha) dressent ce constat et annoncent deux ruptures, qu'ils développent chacune dans une tribune ultérieure.

Quinze ans de catalogues, peu de valeur démontrée

Depuis une quinzaine d'années, la démarche suit le même fil : identifier les données critiques, définir des responsabilités, documenter les règles, outiller les processus. Les catalogues s'étoffent et les rôles se clarifient. Mais les auteurs décrivent aussi des programmes qui durent trois, quatre ou cinq ans sans valeur mesurable, des Data Offices qui peinent à démontrer leur retour sur investissement et des équipes métier qui contournent les processus. La conformité, elle, se prouve encore à la main, audit après audit.

Première rupture : partir des décisions

Quand la gouvernance est pensée autour des données, chaque direction la lit à travers son propre périmètre : projet d'infrastructure pour la DSI, outil de conformité pour les risques, contrainte supplémentaire pour les métiers. Les auteurs proposent de la concevoir à partir des décisions à prendre et des données qu'elles mobilisent. Le glossaire devient alors un langage commun entre la donnée et la décision, et les indicateurs de gouvernance mesurent la confiance dans les décisions plutôt que le remplissage d'un catalogue.

Seconde rupture : s'appuyer sur un socle

Autre travers : chaque programme repart d'une page blanche, comme si rien n'avait été appris ailleurs. Les auteurs défendent au contraire un socle — décisions, exigences, règles, données mobilisées — que d'autres organisations peuvent adopter puis adapter, afin de consacrer leurs efforts à l'exploitation de la gouvernance plutôt qu'à sa construction.

Ce que cela change pour une PME

Une PME n'a ni Data Office ni comité de gouvernance, et c'est peut-être une chance : elle peut adopter d'emblée la bonne méthode. Partir de ses décisions, s'appuyer sur un cadre éprouvé, obtenir vite un premier résultat. L'Audit Data procède ainsi : son cadrage part des décisions mal éclairées, sa grille de maturité en six axes sert de socle, et l'axe « responsabilités & définitions » règle les débats de vocabulaire avant qu'ils ne s'installent.

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