Decideo (communiqué OPIIEC) · 31 août 2026
Interopérabilité des données : quatre entreprises sur dix freinées par leurs silos
- silos
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À mesure que les entreprises empilent les outils numériques, leur capacité à les faire communiquer devient un enjeu de performance. L'OPIIEC, avec le soutien de l'OPCO Atlas, a étudié l'interopérabilité des données dans les entreprises de sa branche. Decideo relaie le communiqué qui en présente les résultats.
Des silos aux conséquences concrètes
40 % des entreprises interrogées rencontrent des incompatibilités au sein même de leur structure, conséquence d'un fonctionnement en silos qui empêche les logiciels de communiquer. 38 % jugent également difficile la communication entre leurs systèmes et ceux de leurs clients. Les effets sont tangibles : pertes de temps et de productivité, dépendance numérique, dépenses supplémentaires. Et ce ne sont pas les techniciens qui en souffrent le plus, mais les fonctions de management, de décision et de support.
Trois enjeux
L'étude en distingue trois. Un enjeu technique : que les données circulent de façon compréhensible, sans tiers pour les traduire. Un enjeu économique : limiter les erreurs, les retards, les pertes de données et les ressaisies manuelles. Un enjeu de dépendance : s'affranchir des formats imposés par les fournisseurs, pour garder la liberté de changer de solution.
Un déficit de culture plus que de technique
Les compétences techniques existent, constate l'OPIIEC. Ce qui manque, c'est l'acculturation, y compris chez les fonctions support et les décideurs. Sur 110 certifications professionnelles intégrant l'interopérabilité, seules 27 % en font un sujet central. Quant à l'IA, elle peut aider à harmoniser les langages, mais l'étude invite à ne pas surestimer son rôle : elle peut introduire des biais difficiles à détecter. Quatre actions sont proposées, dont un MOOC de sensibilisation et un guide juridique sur les réglementations récentes comme le Data Act.
Ce que cela change pour une PME
Ressaisies, exports manuels, chiffres qui diffèrent d'un logiciel à l'autre : ces symptômes sont familiers aux petites structures, souvent sans que personne n'en mesure le coût. L'étude confirme que le problème est d'abord une affaire de décideurs. L'axe « silos & shadow data » de l'Audit Data sert à cela : repérer où l'information se bloque entre les outils, estimer ce que cela coûte, et vérifier avant chaque achat de logiciel que les données pourront en sortir.